femme divorcée
Banat El Halal
Banat El Halal
La stigmatisation de la femme divorcée
/

Ce n’est vraiment pas facile d’être une femme divorcée . Souvent, lorsque le sujet du divorce est effleuré dans le monde arabe, c’est presque dans tous les cas, c’est la femme qui est vue comme la source de la séparation. Dans la majorité des pays arabes, les femmes divorcées sont victimes de discrimination et de marginalisation de leurs communautés.

La femme divorcée stigmatisée par sa propre communauté

Certaines femmes divorcées racontent qu’elles ont l’impression qu’elles sont à moitié des femmes; Pour les hommes, se marier avec une femme divorcée est la dernière option à choisir. Par contre l’homme a le choix et n’est pas étiqueté. Son statut demeure le même au vu de la société.

J’ai pu constater sur mon site des annonces pour mariage, un langage discriminant envers la femme divorcée. Par exemple, j’ai constaté que certains hommes écrivent ceci dans les annonces, “cherche femme pour mariage, même si elle est divorcée”. Cette phrase “même si elle est divorcée” en dit long sur l’idée que se font certains hommes dans la société arabe sur les femmes divorcées.

Par ailleurs, les femmes divorcées éprouvent des difficultés au sein de leur propre famille. Parfois, les condamnations et accusations des femmes divorcées, rendent leurs déplacements restreints et liés au consentement et à l’approbation de la famille ». Peur du déshonneur, peur d’être montré du doigt, la famille met la pression sur la femme séparée.

Le statut maudit de la femme divorcée

Elle est parfois même forcée à épouser une personne qu’elle ne veut pas ou qui est beaucoup plus âgée qu’elle. La famille cherche à tout prix la débarrasser de ce statut de femme divorcé. Elle est stigmatisée par sa propre communauté. Ils sont prêt à la sacrifier, pour échapper à rumeurs.

Ainsi, dans certains pays arabes, la femme qui rompt le mariage, doit retourner vivre dans sa maison natale, et dans certains cas, sa propre famille refusera de lui permettre d’emmener ses enfants avec elle. Les enfants sont souvent les grands perdants, quand une famille se décompose.

La stigmatisation sociale des femmes divorcées

Souvent, des femmes exposées à la stigmatisation sociale en tant que divorcées, acceptent de se marier à une personne beaucoup plus âgée. En plus, sont parfois battues par des membres masculins de la famille parce qu’elles sont perçues comme ayant enfreint les codes sociaux et ainsi porté atteinte à la famille

Pourtant,  la protection des femmes et des enfants est l’une des valeurs fondamentales de la tradition juridique islamique. La jurisprudence prémoderne et l’interprétation de l’islam luttent pour protéger les droits fondamentaux des femmes et en adaptant également les normes sociales. Dans les pays musulmans, les cadres religieux, constitutionnels et juridiques somment l’État à prendre des mesures spéciales pour assurer la protection des femmes et des enfants au sein des familles et de la société. 

Les normes socioculturelles sont défavorables pour les femmes divorcées

Cependant, les normes socioculturelles prennent un rôle prédominant sur la vie privée des musulmans, qui est moins favorable aux femmes. Par exemple, le divorce est vu comme un échec pour la majorité, et la plupart du temps, les femmes subissent les conséquence de cet échec.

Les femmes musulmanes divorcées  sont souvent laissées dans une situation vulnérable. Le droit à l’entretien après le divorce n’est pas souvent appliqué. 

L’acceptabilité sociale de la discrimination affecte cette catégorie de femmes dans certains pays arabes, quel que soit son âge. Cela affecte son sens de la valeur, sa confiance en soi et sa santé mentale. En outre,  En Arabie Saoudite, la majorité des  séparations sont par répudiation de la femme. Par contre, un pourcentage très minime sur demande de l’épouse. Dans ce pays les femmes divorcées étaient marginalisées, et considérées comme incapable à se remarier.

La situation sociale des femmes divorcées dans certains pays arabes

Désormais la situation bouge progressivement et les femmes divorcées ne portent pas attention à la façon dont la société les étiquettent. Certainement, le savoir, l’instruction, l’internet sont pour quelque chose.

Par ailleurs, Les institutions religieuses doivent s’impliquer d’avantage dans la prévention contre la stigmatisation sociale ciblant la femme divorcée.

Pour terminer, je dirai qu’il reste beaucoup de chemin a parcourir. Les associations de défenses des droits des femmes ont du pain sur la planche. L’état a un rôle important a jouer pour permettre a ces femmes de jouir pleinement de leurs droits.


Laissez un commentaire


SIGN INTO YOUR ACCOUNT CRÉER UN NOUVEAU COMPTE

Your privacy is important to us and we will never rent or sell your information.

 
×

 
×
FORGOT YOUR DETAILS?
×

Go up

Zawaj Al Halal

Abonnez-vous

Abonnez-vous gratuitement aux dernière annonces zawaj

Annonces zawaj